"Racontez une aventure, purement imaginaire, qui vous serais arrivée. Décrivez vos sentiments, le décor et les personnes qui vous entourent. Minimum une vingtaine de lignes. "
Rien que ça. Je me penchai un peu plus sur ma feuille, relisant distraitement la consigne. J'étais en cours de français, et nous travaillions sur la description, et l'autobiographie. Et notre professeur, Madame Duciel, venait de nous donner le devoir de fin de séquence. C'est à dire que nous devrions normalement savoir tout ce qu'il faut savoir là dessus, et que notre professeur testait nos connaissances. Heureusement, je suis forte en français. Une des seules matières, d'ailleurs. Et comme, de plus, j'écris souvent, que ce soit des nouvelles, des poèmes, des romans, des fanfictions, j'aime écrire. Mme Duciel l'a remarqué, et m'a même demandé à me lire, une fois. Je lui avais apporté un début de roman, qu'elle m'avait rendu avec un hochement de tête approbateur, et un mot: "excellent!" Je l'ai gravé dans ma mémoire, le premier commentaire sur mes écrits...Et celui d'un professeur, qui plus est...
La voix de Mme Duciel me ramena en classe. Elle répondait aux questions, de sa voix douce. Je levai la main:
- Oui, Célia?
- Madame, je me demandais...Combien devons nous écrire de lignes au maximum?
Elle comprit immédiatement que ce devoir allait être un jeu d'enfant pour moi. J'avais une imagination débordante, et j'écrivais avec une facilité déconcertante. Il me fallait des imites. Sinon, je pouvais écrire au moins vingt pages. Ce que ne désire sans doutes pas notre professeur.
- Disons...trois pages pour les autres, et six pour toi?
Les "autres" en question me regardent, narquois, pensant sans doutes que cela me mettrais dans tout mes états. Ils ne savaient pas que j'écrivais, et je ne comptais pas leur dire. Je souriais à Mme Duciel, et répondit, à leur grande surprise:
- Merci, Madame!
Je fixais ma feuille sans un regard de plus pour ma classe, et pris mon stylo, que je commencais à mordiller. Un aventure, purement imaginaire....Et si....non. Un petit bout d'idée fit son chemin, que je repoussais vite. Je savais déjà ce que j'allais faire... J'allais raconter une réalité, étonnante, certes, mais qui conviendrais...Je n'aurais qu'à ne pas dire que ça m'étais arrivé, et de toute manière, personne ne me croirais....Car, tenez vous bien, j'ai vécut une véritable aventure, et purement magique, en plus! Avec les "abracadabra" en un petit peu plus...poétique, certes, mais dans ce style là! Je cessais donc de machouiller mon stylo, et regardais l'heure sur la grosse horloge de la classe de Mme Duciel, un truc énorme ressemblant de loin à une soucoupe volante. Il me restait une heure et demie sur les deux heures dont nous disposions. Parfait, je dispose de tout le temps que je veux...je posais la pointe de ma plume sur la feuille, et tout en écriavant, je me sentais revivre ces merveilleux moments...
" Tout à commencé à cause d'un simple rêve. C'est stupide parfois, comme les choses peuvent arriver, mais ce rêve à tout changé, et sans doutes définitivement. Ce soir là, je m'étais couché tard, un vendredi soir d'été, où il faisait lourd. J'avais eu des invités, mais j'étais restée à l'intérieur, devant la télévision, à regarder un de ces programmes stupides qui raconte la vie des stars. Habituellement, je ne regarde pas ce genre de choses, mais là, étant donnée l'heure, il n'y avait que ça, et de plus, des rediffusions. je somnolait devant lé télé, quand ma mère me secoua. J'avais dû faire plus que somnoler, apparemment. Je me levais lentement, et m'étirais dans un grand baillement sonore qui me valu un regard furieux de ma mère. je lui souriais bêtement, encore endormie. Puis l'embrassait sur la joue, et partit me coucher. Les invités partis, ma mère se rendit à son tour dans son lit. Je me retournait dans le mien, puis m'endormit d'un sommeil agité.
Il marche. La jeune fille court, mais il la rattrapera, il le sait. Il la laisse s'épuiser, à quoi bon courir à son tour? Il sourie, quand la silhouette s'écroule. Il avance, se rapprochant à chaque pas de la fille. Celle ci pousse un hurlemnt, mais personne ne l'entends...Les prochaines maisons sont loin, et ils sont seuls.... L'homme distingue enfin le visage de la fille, et brandit une sorte de bâton, avant de prononcer des paroles incompréhensibles pour la jeune fille qui pâlit....Une lueur fait alors apparaître nettement son visage...."
Je hurlais. J'étais dans mon lit, et je hurlais. Ce rêve, je l'avais fait des dizaines, des centaines de fois, sans jamais parvenir à distinguerle visage de la fille, qu'il me semblait connaître. Cette nuit-là, j'ai vu qui c'était. Moi. Moi, qui visiblement, allait mourir. J'en avais déjà fait, des rêves comme ça, mais celui-ci me glaçait de terreur, il me semblait plus réel...Me rendant compte que je hurlais toujurs, je me tus. Ma mère n'avait rien entendu, u alors avait trop l'habitude de ces rêves.
Un sentiment tellement curieux m'étreignait. J'ingorais ce que c'était, juqu'au moment ou je stoppait net le mouvement que j'étais en train de faire. Je pensais, non, j'étais absolument certaines que si je ne fuyais pas, ce qui se passait dans le rêve allait m'arriver.
[à suivre!]